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Depuis quelques années, la méditation est de plus en plus répandue dans les pays occidentaux. Cette pratique venue d’Inde est à l’origine une discipline bouddhiste et hindouiste. Dans la culture asiatique, elle est donc particulièrement populaire. Aussi, elle serait un moyen d’atteindre l’éveil spirituel.

De leur côté, de nombreuses études scientifiques ont prouvé que cette pratique serait redoutable contre certains maux, comme l’anxiété ou la dépression. Ses bienfaits n’étant plus à prouver, elle s’est évidemment imposée très vite dans un monde rythmé par le virtuel et l’instantané. Toutefois, il semblerait que la méditation n’ait pas seulement des aspects positifs. Dans certains cas, elle pourrait même être nocive pour la santé. Pourquoi ? Comment ? Voyons cela ensemble.

La méditation, pas toujours idéale pour le moral ?

En 2017, des spécialistes de l’Université de Brown, et de l’Université de Californie se sont penchés sur les effets de la méditation, avec ou aide à la méditation (comme ces bracelets par exemple).

Leurs recherches les ont amenés à découvrir que cette discipline ne serait pas inoffensive pour les pratiquants. Pour de nombreux pratiquants, elle peut présenter de nombreux bienfaits. En revanche, pour d’autres, elle aurait de multiples effets néfastes.

Durant l’étude, près de la moitié des participants ont notamment vu leur santé mentale être affectée par la pratique. Le fait de se concentrer sur des pensées négatives les a poussés à raviver des sentiments et des souvenirs particulièrement douloureux. En les mettant face à des émotions qu’ils avaient refoulées, la méditation a donc considérablement détérioré leur moral et leur bien-être psychologique.

Certains sujets d’une étude de 2009, faite à l’Université de Seattle, ont même vécu des flashbacks d’événements traumatisants de leur existence.

De la même manière, certains se sont sentis déconnectés de leurs pairs. La méditation les a poussés à s’isoler de leurs proches, et à développer des comportements antisociaux. La moitié des sujets de l’étude de 2017 ont même expliqué ressentir une plus grande distance entre eux et le monde qui les entourait. Quelques participants ont notamment parlé d’une ligne floue qui s’était tracée entre eux et les Autres.

De plus, une étude de l’École de Médecine de Californie, en 1992, a démontré que cette discipline a altéré l’estime de soi chez certaines personnes. À travers la pratique, ils sont devenus plus conscients de leurs travers, et de leurs défauts. Or, au lieu de les encourager à s’améliorer, cela les a plongés dans un certain abattement. Pour près de la moitié des participants concernés, cet effet a même provoqué des épisodes de dépression.

Des effets secondaires néfastes sur le corps ?

Comme nous avons pu le voir, la méditation peut présenter bien des effets néfastes sur notre bien-être mental. Du développement de comportements antisociaux au ravivement d’événements traumatiques, jusqu’à la dépression, elle n’est donc pas idéale pour tous. Néanmoins, les études qui se sont concentrées sur ses affects ont également démontré qu’elle pouvait altérer certaines fonctions physiques chez les participants.

Les individus qui ont contribué à l’étude de 2017 ont notamment subi de nombreux troubles, au-delà d’une simple modification de leur moral. Certains ont par exemple expliqué avoir vécu des maux de tête, de sévères migraines, ou une sensation de fatigue générale. D’autres ont également témoigné de problèmes gastro-intestinaux, d’une modification de leur pression, et d’un sentiment de nausée. De plus, quelques participants disent même avoir eu des mouvements involontaires, des épisodes de perte de contrôle de leur motricité.

Malheureusement, les effets néfastes de la méditation sur le physique ne s’arrêtent pas là. Lors de la recherche opérée à l’université de Brown, une partie des sujets ont dit avoir subi une altération de leurs sens. Après avoir médité, ils ont notamment ressenti des changements au niveau de leur odorat, de leur goût, de leur toucher et de leur ouïe. Pour certains, cette modification de leur perception s’est même traduite au niveau de la vision. Ces derniers disaient alors avoir des visions, des hallucinations et des illusions d’optique au quotidien. Ils voyaient parfois une lumière qui n’était pas là, des objets déformés, ou même des choses irréelles. D’autres encore parlaient d’une détérioration de leur notion de temps et d’espace. Enfin, quelques participants ont même témoigné d’une plus grande sensibilité aux bruits, et à la lumière.

Parmi les méditants, quelques-uns recherchent justement ce genre d’effets hallucinogènes à travers la pratique. Or, les spécialistes précisent que ce n’est pas le but principal de la discipline. Ils ajoutent que ce genre d’effets sont plutôt rares, et qu’ils peuvent provoquer une certaine frustration chez les adeptes qui ne parviennent pas à les atteindre.